Où iront les enfants des polythéistes?
Un lecteur du Riyad demande :
L'enfant qui naît de parents mécréants et qui décède avant d'atteindre l'âge de la responsabilité religieuse, est-il considéré devant Allah comme musulman ou non ? Sachant que le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit : Aucun enfant naît suivant l'état de la nature primordiale (l'islam). ... jusqu'à la fin du hadith.
Et si vous dites qu'il est musulman, les musulmans doivent-ils le laver et faire la prière funéraire sur lui ? Informez-nous en, qu'Allah vous rétribue.
Réponse :
Si une personne non responsable de parents mécréants meurt, elle est traitée comme eux dans le domaine des jugements de la vie d'ici-bas, elle ne sera pas lavée, on ne fera pas la prière funéraire sur elle, ni elle ne sera inhumée dans les cimetières des musulmans. Dans l'au-delà, son jugement revient à Allah (Gloire et Pureté à Lui). Et il a été authentiquement rapporté que le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), lorsqu'on l'interrogea sur les enfants des polythéistes, a répondu : Allah sait mieux ce qu'ils faisaient Certains gens de science ont dit que ce qu'Allah (Gloire et Pureté à Lui) sait sur eux apparaîtra le Jour du Jugement Dernier, et qu'ils seront éprouvés comme les personnes ayant vécu à un moment où aucun Messager n'a été envoyé et leurs semblables. S'ils répondent à ce qu'on leur demandera, ils iront au Paradis, s'ils désobéissent, ils iront en Enfer.
Les hadiths du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) sur l'épreuve le Jour du Jugement Dernier des personnes ayant vécu à un moment où aucun Messager n'a été envoyé sont authentiques. Il s'agit des personnes qui n'ont pas reçu l'appel des Messagers et de leurs semblables ainsi que les enfants des polythéistes
( Numéro de la partie: 3, Numéro de la page: 164)
suivant Sa parole (Exalté soit-Il) : Et Nous n'avons jamais puni (un peuple) avant de (lui) avoir envoyé un Messager. Cet avis est le plus valable au sujet des personnes ayant vécu à un moment où aucun Messager n'a été envoyé et au sujet de leurs semblables c'est-à-dire ceux qui n'ont pas reçu l'Appel d'Allah, c'est l'avis du Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya et de son élève l'éminent savant Ibn Al-Qayyim ainsi qu'un groupe de prédécesseurs et de ceux qui leur ont succédé (qu'Allah fasse Miséricorde à tous). L'éminent savant Ibn Al-Qayyim (qu'Allah lui fasse Miséricorde) a détaillé l'avis religieux sur les enfants des polythéistes et des personnes ayant vécu à un moment où aucun Messager n'a été envoyé, à la fin de son livre "Tarîq Al-Hidjratayn" sous le titre "Tabaqât Al-Moukallafîn".
Les fatwas d'Ibn Baz
Faire porter aux enfants des vêtements avec des images
Q: Le cheikh a été interrogé sur le fait de faire porter à l’enfant des vêtements sur lesquels se trouvent des images de créatures ayant une âme.
R : Les savants disent qu’il est interdit de faire porter à un enfant des vêtements interdits aux adultes. Les habits qui contiennent de telles images sont interdits aux adultes, ils le sont donc également aux enfants. Les musulmans doivent boycotter ce genre de vêtements et de chaussures, pour que les personnes qui veulent propager le mal et la corruption ne puissent pas pénétrer notre pays par cette voie-là. Si ces marchandises sont boycottées, ils ne trouveront plus d’occasion de nous les faire parvenir, ou de nous convaincre que les porter n’est pas grave.
Fatwa de cheikh Otheimine
La Kafala en islam ("adoption musulmane")
Cheikh Najmi
Question :
« Qu'Allah vous accorde le bien. Ce questionneur de france aussi demande : Nous est-il permis d'adopter un enfant par le biais d'association comme le secours islamique en France ? »
Réponse :
« Il n'y a pas de mal (à cela) si tu n'as pas d'enfants et que tu veux adopter cet enfant pour le prendre comme enfant. Mais, il ne te sera pas affilié. Il n'est pas permis qu'il te sois affilié ou à ta femme. On ne dit pas de lui « Fils d'untel ».
Egalement, s'il grandit, il ne sera pas un mahram pour ta femme, sauf si elle l'allaite lorsqu'il est petit. »
(Source et traduction du site fourqane)
Cheikh 'Ali Redha répond :
Il ne fait pas partie des Mahrams sauf si la femme l'a allaité, [dans ce cas] elle devient sa mère par l'allaitement.
Puis l'adoption est interdite en islam, cependant elle l'éleve en etant son frère dans l'islam , et si elle l'a allaité ou la soeur de la femme l'a allaité par exemple, elle devient sa tante et dans ce cas elle devient un mahram.
- L'orphelin à travers le Qur'ân et la Sunna
" La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salâ et d'acquitter la Zakâ. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux! " (Sourate al Baqara, verset 177)
" Sur ce monde et sur l'au-delà! Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis: "Leur faire du bien est la meilleure action. Si vous vous mêlez à eux, ce sont alors vos frères (en religion). Allah distingue celui qui sème le désordre de celui qui fait le bien. Et si Allah avait voulu, Il vous aurait accablés. Certes Allah est Puissant et Sage." (Sourate al Baqara, verset 220)
" Et donnez aux orphelins leurs biens; n'y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres: c'est vraiment un grand péché. " (Sourate an Nissa, verset 2)
" Et lorsque les proches parents, les orphelins, les nécessiteux assistent au partage, offrez-leur quelque chose de l'héritage, et parlez-leur convenablement."(Sourate an Nissa, verset 8)
Le Prophète ('alayhi salat wa sallam) "Moi et le tuteur de l'orphelin nous serons au Paradis, comme ceux-ci". Et il montra ses deux doigts: l'index et le majeur en les écartant."Rapporté par al Boukhari.
Il dit aussi : "Si tu veux que ton coeur s'attendrisse, caresse la tête d'un orphelin et nourrit un pauvre." Rapporté par Termidhi
Il dit également: "Quand l'orphelin pleure le Trône du Créateur frémit, alors Allah-Gloire à lui- dit à Ses anges:"Ô Mes anges quel est celui qui a fait pleurer cet orphelin dont j'ai enseveli le père dans la poussière? Alors les anges répondent:Ô Allah Tu es l'Omniscient !"Allah leur dit alors:"Je vous prends à témoins, Ô mes anges, que celui qui le consolera et le satisfaira Je lui donnerai satisfaction le Jour du Jugement Dernier." Rapporté par al Qourtoubi
Il dit aussi : "Celui qui hébergera un orphelin et pourvoiera à ses besoins trouvera un refuge contre l'enfer le Jour du Jugement Dernier. Et celui qui caressera la tête d'un orphelin, il lui sera accordé un bienfait pour chaque cheveu de sa tête." Rapporté par al Qourtubi
La correction en islam
Al-Manawi a dit :
« Il vaut mieux corriger son enfant ayant un âge qui lui permet de supporter la correction, dans le but de l’éduquer dans les mœurs qui caractérisent les pieux et dans le but de l’empêcher de fréquenter les pervers, de lui apprendre le Coran, la littérature et la langue arabe et de lui faire entendre les pratiques enseignées par la Sunna et les paroles des anciens et de lui apprendre les dispositions indispensables de la religion, pourvu de le menacer avant de le frapper pour l’obliger à observer la prière. Ceci est mieux que de donner en aumône l’équivalent d’un saa (2 kg) de céréales. En effet, si l’on éduque bien son enfant, ses bons actes seront considérés comme des aumônes permanentes du père. Car l’aumône consistant à donner (aux pauvres) l’équivalent d’un saa génère une récompense limitée tandis que m’aumône que constitue les actes de l’enfant durera aussi longtemps que leur auteur vivra. La bonne conduite nourrit l’âme et la prépare pour la vie future : « Préservez vos personnes et vos familles, d' un Feu. » (Coran, 66 : 6).
Les mauvais traitements infligés aux enfants
Un enfant traité par ses parents ou ses éducateurs de façon cruelle ou méprisante en gardera des séquelles, et des conséquences négatives ne manqueront pas d'apparaître dans sa conduite, notamment un repli sur lui-même et un sentiment permanent d'angoisse.
L'Îslâm exhorte les personnes en charge d'éducation à se montrer bienveillantes et à faire preuve d'un comportement correct, afin que les enfants dont elles ont la responsabilité grandissent de manière droite et en se sentant appréciés et mis en valeur.
L'Îslâm exhorte les gens en général à se traiter mutuellement avec miséricorde, en faisant preuve de patience et de bienveillance.
Allâh (Exalté soit-Il) a dit :
" Mais si tu avais été rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. "
[Qu'ràn Âl-Imrân;159]
Et Al-Bukhârî a mentionné que le Prophète Alayhi salat wa salam a dit :
" En vérité Allâh aime la douceur en toute chose. "
Abû Dâwûd et At-Tirmidî ont mentionné que le Prophète Alayhi salat wa salam a dit :
" Ceux qui font miséricorde le font grâce au Tout-Miséricordieux. Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, afin que Celui Qui est dans les Cieux vous accorde Sa Miséricorde. "
La bonté envers nos enfants
Muslim Al Hanafi a dit :
"Sois bon envers ton enfant, cela est plus à même de susciter sa bonté envers toi"
[Al 3iyal (1/305)]
Les pleurs des enfants pendant la prière
Ceci est un sujet sur lequel j’aimerai attirer l’attention qui a un rapport bénéfique avec la science٫ les permissions liées à la religion٫ la bonté et aussi les bénéfices qu’il convient au musulman de tirer des règles religieuses en ce qui concerne l’éducation des enfants.
Ce sujet concerne les pleurs de l’enfant lorsque sa mère est en prière, qu’elle soit chez elle ou à la mosquée lors de la prière en commun. Et beaucoup de mères sont éprouvées par cela. Donc nous allons mentionner quelques remarques importantes.
Premièrement :
Fait partie de la sunna que l’imam allège sa prière lorsqu’il entend les pleurs d’un enfant. Et le Prophète (salla llahou aleihi wassalam) avait l’habitude de faire cela. Il (salla llahou aleihi wassalam) allégeait sa prière car il savait que cela préoccupait la mère de cet enfant.
Deuxièmement :
Les savants ont dit qu’il est permis à la femme de faire de petits mouvements dans la prière afin de faire taire son enfant. Et il est authentiquement rapporté que le Prophète (salla llahou aleihi wassalam) a fait des mouvements en prière, dans l’intérêt de la prière, sans que cela ne lui cause de préjudice ni au reste des prieurs. Il est authentiquement rapporté que le Prophète (salla llahou aleihi wassalam) a prié en portant Oumama, la fille de Zaynab. Il (salla llahou aleihi wassalam) l’a posé à terre lorsqu’Il (salla llahou aleihi wassalam) se prosternait et lorsqu’Il (salla llahou aleihi wassalam) se relevait Il (salla llahou aleihi wassalam) l’a reprenait. Cela prouve qu’Il(salla llahou aleihi wassalam) faisait des mouvements pendant la prière, alors qu’Il était Imam(salla llahou aleihi wassalam) . Et cela démontre que les petits mouvements lors de la prière ne nuisent pas à celle-ci. Et il y a peut-être certaines mères qui pensent que les petits mouvements en prière l’invalident alors qu’il n’en est rien. Comme nous venons de l’entendre concernant ce que faisait le Prophète.
Troisièmement :
Si la femme sait que son enfant va pleurer si elle le pose à ce moment là car il a besoin d’être allaité, qu’il est malade ou autre, il vaut mieux qu’elle retarde un peu la prière ou qu’elle ne prie avec le groupe pour que cela ne cause pas de tort au bébé et que cela ne dérange pas les autres prieurs.
Pour la femme, la prière en commun n’est pas une obligation, elle n’est même pas recommandée. Et la récompense pour la femme est plus élevée lorsqu’elle accomplit la prière chez elle.
Quatrièmement :
S’il n’est pas possible que l’enfant se taise sauf si sa mère l’allaite pendant qu’elle prie, ou alors qu’elle sorte de la prière. Lui est-il permis de l’allaiter alors qu’elle est en prière ? Certains savants sont d’avis que cela est permis. Il est permis qu’elle l’allaite alors qu’elle est debout en prière tant qu’elle ne se découvre pas. Cela fait partit des petits mouvements qui ne nuisent pas à la prière. Mais si elle sait qu’elle n’est pas capable de faire cela, est-il mieux pour elle de continuer à prier ou alors de couper sa prière ? Si elle sait que l’enfant ne va pas patienter et qu’il va continuer à pleurer jusqu’à ce que cela nuise et dérange les autres prieurs٫ il n’y a pas de doute que le mieux est qu’elle sorte de la prière. Elle sort de la prière et prie plus tard.
Voici les quelques remarques sur lesquelles j’ai voulu attirer l’attention afin que l’on puisse profiter de ces règles religieuses. Aussi car il est possible que certaines femmes avec la grande importance qu’elles donnent à faire le bien ou le fait qu’elle ne soit pas au courant de ces facilités, pensent que faire une des trois choses mentionnées annule la prière et va en contradiction avec la bienfaisance. De ce fait, elles ne font pas ces choses là. Alors qu’en réalité la miséricorde d’Allah est bien plus grande ainsi que sa compassion pour Ses serviteurs. Et Sa bienfaisance englobe toute chose. C’est pour cela que j’ai mentionné ces points.
Et Allah est plus savant.
Fin du rappel de Cheikh Abdullah Al Adani
Le 21 de Safar 1428 à Dar Al Hadith de Shihr.
Eduquer son enfant dans le bien
" Le jeune enfant est un dépot entre les mains de ses parents, et son coeur pur est semblable à un joyau précieux. Donc si on lui enseigne le bien et qu'on l'exhorte à le faire, cette tendance s'entretiendra en lui, et il en sera satisfait danscette vie et dans l'Au-delà. Mais si on le plonge dans une atmosphère de dépravation, et si on le néglige comme on néglige les animaux, il connaître la misère morale et ira à sa perte. On ne peut le protéger qu'au moyen d'une éducation correcte, en lui enseignant la voie droite. "
L'Imâm al-Ghazâlî
Conférence sur l'éducation des enfants
Voici une excellente conférence qui contient beaucoup de bons conseils :
http://www.lavoiedroite.com/conferences/leducation-des-enfants-0