03 mai 2015

La sagesse du vieil homme

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Il y avait dans un village un vieil homme très pauvre, mais qui avait un cheval blanc, si beau que même les rois en étaient jaloux. Ils lui proposaient vraiment énormément d'argent pour ce cheval, mais l’homme refusait tout le temps :

“ Ce cheval n’est pas juste un cheval pour moi, disait-il, c’est un ami. Et comment pouvez-vous vendre une personne, un ami ? ”

Il était pauvre, mais jamais il ne vendit son beau cheval.
Un matin, il s’aperçut que le cheval n’était plus dans son écurie. Tous les villageois se rassemblèrent et lui dirent :

“ Pauvre fou ! On savait qu’un jour ce cheval serait volé. Tu aurais du le vendre. Quel malheur ! ”

Le vieillard répondit :

“ N’allez pas inventer des choses. Dites simplement que le cheval n’est pas dans l’écurie. Ca c'est vrai, dire qu'il est volé est peut etre faux. Je ne sais si c’est un malheur ou une bonheur, qui sait ce qui va arriver ? ”

Les gens se moquaient de lui. Ils avaient toujours pensé qu’il était un peu fou. Mais dix jours après, une nuit, le cheval revient. Il n’avait pas été volé, il
s’était simplement échappé. Il ramenait avec lui un troupeau de chevaux sauvages !

Les gens s’assemblèrent à nouveau :

“ Vieil homme, tu avais raison, dirent-ils, ce n’était pas un malheur. En réalité, c'est finalement un bonheur. ”

Le vieillard répondit :

“ Encore, vous allez trop loin. Dites simplement que le cheval est de retour. Qui sait si c’est un bonheur ou non ? "

Cette fois, ils ne répondirent rien, meme si les gens etaient surs qu'il avait tord. De magnifiques chevaux étaient arrivés, comment est ce que ca pourrait etre un malheur !...

Le vieil homme avait un fils qui commença à dresser les chevaux sauvages. Une semaine après, il tomba de cheval et se cassa les deux jambes.
A nouveau les gens se réunirent et, à nouveau, ils dirent.

“ Tu avais encore raison, c’était un malheur ! Ton fils  a perdu ses jambes, et il était le seul pour t'aider. Maintenant, te voilà plus pauvre que jamais. ”

“ N’allez pas si loin, répondit le vieil homme. Dites seulement que mon fils s’est cassé les jambes. Personne ne sait si c’est un malheur ou un bonheur. La vie vient et vous ne pouvez pas tout connaître à l’avance. ”

Quelques semaines plus tard, le pays entra en guerre et tous les jeunes gens de la ville durent aller à la guerre de force. Seul le fils du
vieil homme ne fut pas pris, car ilne pouvait pas marcher. La ville entière pleurait et se plaignait : c’était une guerre perdue et tous savaient que la plupart des jeunes gens ne reviendraient jamais. Ils allèrent voir le vieil homme :

“ Tu avais raison, dirent-ils, cet accident s’est avéré être une bénédiction (baraka) pour toi. Ton fils est handicapé, mais il est encore avec toi. Nos
fils, eux, sont partis pour toujours. ”

Le vieil homme dit encore :

“ Vous continuez à juger sans cesse. Personne ne sait !  Seul Dieu, le Tout, sait s’il s’agit d’une bénédiction ou d’un malheur. ”

 

Cette petite histoire devrait te montrer qu’il faut éviter de se plaindre dès qu’une chose nous semble être un mal. Au contraire, il faut toujours garder confiance en Allah et être satisfait de ce qui nous arrive, même si cela nous parait être un échec. Dire hamdoullillah (= Louange à Allah) tout le temps est la meilleure des choses à faire.

Karim et la prière

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Karim habite dans un village sur une île, en Malaisie. L'après-midi, après l'école, il aime aller jouer au football sur la plage avec ses amis. Ils se retrouvent sous les cocotiers qui les abritent du soleil, car en Malaisie, il fait très chaud .

Tous ses amis sont maintenant arrivés et ils commencent à jouer. Ils forment deux équipes, les blancs et les noirs, et ils décident de faire un match. Dans chaque équipe, il y a six joueurs et un gardien de but. Combien cela fait-il d'enfants pour chaque équipe ? Combien y a-t-il d'enfants en tout ?

Il fait vraiment chaud et ils transpirent, leurs T-shirts sont mouillés, mais comme ils s'amusent bien ! Les blancs mènent par deux buts à zéro. Les noirs essaient de toutes leurs forces de marquer leur premier but.

Voilà que Karim entend l'adhân (l'appel à la prière) pour la prière d'al-`asr : Allahou akbar, allahou akbar… Il s'arrête pour écouter et répéter les paroles. Il se rappelle le conseil de son père : " Mon fils, quand tu entends l'adhân, arrête ce que tu es en train de faire et va faire ta prière. Dieu Tout-Puissant est plus important que tout ce que tu peux être en train de faire dans ce monde. " Il se rappelle le verset qu'il a appris hier :

Wa maa khalaqtul-Jinna wal-'insa 'illa liya'-buduun
"je n'ai créé les jin et les hommes que pour qu'ils m'adorent"
sourate adh adhariyat, les ouragans, verset 56

Karim essaie toujours de se rappeler que puisqu'il a été créé pour adorer Dieu, pour Le servir, il ne doit pas remettre a plus tard le moment de faire la priere juste parce qu'il a envie de continuer a jouer.

Karim se rappelle maintenant le conseil de sa mere :

"Karim, il y a des moments ou les choses de ce monde paraissent plus interessantes et plus amusantes que ce que tu fais pour l'autre monde. Ne t'occupe pas de ce que les gens disent. Fais ce qui est vraiment important. S'il y a des gens qui sont embetés que tu ailles a la priere parce que cela arrête le jeu, ne les écoute pas. Rappelle toi que Dieu, le Plus Grand, est bien plus important qu'eux."

Cette fois, Karim se rappelle le verset préféré de sa mère:

wa ma khalaqna alssamawati waal-arda wama baynahuma la3aibin
"Ce n'est pas par divertissement (pour jouer) que Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux
sourate ad dukhan, la fumée, verset 38

Karim sait que Dieu Tout-Puissant l'a créé pour L'adorer et pas seulement pour jouer et s'amuser. Karim sait qu'il doit maintenant arrêter de jouer pour aller faire sa prière.
Il dit : A`oudhou billâhi min ach-chaytân ir-rajîm : Je recherche la protection de Dieu contre Satan, le lapidé. Il sait que Satan veut lui faire oublier sa prière en lui faisant croire que c'est plus drôle de continuer à jouer. C'est pourquoi il doit demander à Dieu de l'aider à résister à Satan et à ses chuchotements.
Karim regarde autour de lui : personne n'arrête de jouer. Tout le monde est absorbé par le jeu. Karim sait que ses camarades seront ennuyés si on arrête la partie.

Karim décide de s'arrêter de jouer. Il fait signe a ses amis qu'il va à la prière. Les autres joueurs, énervés, courent vers lui et lui disent : " Karim, tu pourras faire ta prière après le match. On peut faire la prière d'al-`asr jusqu'à six heures et demie. Allez, viens continuer à jouer. "
Karim répond : " Pour moi, c'est très important de faire la prière à l'heure. Se rappeler Dieu est beaucoup plus urgent que tout ce qu'on peut faire dans ce monde. Vous n'avez qu'à jouer, si c'est si important pour vous. Moi, je vais à la mosquée pour me rappeler de Dieu. "
Certains garçons recommencent à jouer. Cinq garçons vont vers eux pour jouer aussi, mais ils changent d'avis et suivent Karim. Bientôt, tous les autres garçons s'arrêtent de jouer et courent rejoindre Karim, al-hamdoulillah.
La prière terminée, les garçons recommencent leur partie. L'équipe des noirs fait de gros efforts et finit par marquer cinq buts. C'est elle qui gagne tandis que l'équipe des blancs a trois buts.
Karim et ses amis rentrent chez eux fatigués mais heureux. Karim arrive à la maison et salue ses parents : " As-salamou `alaykoum ! "

Karim raconte à son papa ce qui s'est passé pendant la partie de football. Son papa est très content et lui dit : " Karim, sais-tu que Dieu te donnera deux récompenses ? D'abord, Il te récompensera pour la prière que tu as faite. Et puis, Il te récompensera aussi pour avoir donné le bon exemple. Quand tu es allé faire ta prière, tes amis ont suivi ton exemple et ont grace a toi aussi fait leur prière d'al-`asr à l'heure, al-hamdoulillah. "

Le voleur de biscuits

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Une jeune femme attendait son avion dans un grand aéroport. Puisqu’elle devait attendre plusieurs heures elle décida de s’acheter un bon livre.
Elle acheta aussi un paquet de biscuits. Elle s’assit dans un fauteuil de l’aéroport pour se reposer et lire tranquillement.
A coté d'elle, un homme s'assit, ouvrit son magazine et se mit à lire.
Lorsqu ‘elle prit un biscuit , l’homme fit pareil. Elle était énervée par ce comportement , mais elle ne dit rien , elle pensa juste : « Quel
malpoli, j’ai envie de lui donner une bonne raclée ! »


A chaque biscuit qu’elle prenait, l’homme en prenait un aussi.
Cela l'énervait beaucoup , mais elle ne voulait pas faire crier et s'attirer des problèmes.
Lorsqu’il ne resta qu’un seul biscuit, elle pensa « Et qu'est-ce qu'il va faire maintenant, ce voleur? »
L’homme prit le dernier biscuit , le cassa en deux et lui en donna la moitié.
Ah, mais là; c’était trop! Elle était très très en colère !
Elle prit son livre et ses affaires, et sortit très vite pour se rendre dans l'avion.


Lorsqu’elle prit sa place dans l’avion, elle ouvrit son sac à main pour prendre ses lunettes, et , à sa grande surprise, elle découvrit … son paquet de
biscuits,meme pas ouvert ! Elle se sentit tellement MAL !!!Elle réalisait qu'elle s’était trompée… Elle avait oublié son paquet de
biscuits dans son sac à main. L’homme avait partagé ses biscuits avec elle sans problème … Elle était si choquée, elle pensait qu’elle
avait partagé SES biscuits avec lui.. et maintenant, elle n’aurait plus la chance de s'expliquer ou de s’excuser…

 

 

02 mai 2015

Le rêve de Mariam

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Mariame est une petite fille qui a un rêve. Son rêve est d’apprendre le Coran. Elle sait que le Coran est la Parole d’Allah et que ceux qui l’ont appris par coeur ne seront pas tristes et n'auront pas de problemes le terrible jour du jugement. Elle sait qu’Allah réserve une place près de Lui à ceux qui apprennent le Coran et vivent en suivant ses règles. Ces gens-la seront Ses proches et de Ses préférés.

Alors, pour y arriver, tous les jours, sa maman lui lit un verset du Coran qu’elle répète jusqu’à ce qu’elle l’ait appris par cœur. Ainsi, au bout de quelques temps, Mariame peut réciter par cœur Juz Amma, soit 20 pages du Coran. Ses parents décident de lui faire un cadeau : ils lui offrent un joli petit poisson rouge qu’elle appelle Mabrouk.

 

Mariame adore son poisson. En rentrant de l’école, elle lui raconte ce qu’elle a fait pendant la journée ; Mabrouk s’approche de la vitre de l’aquarium et bouge ses nageoires en l'écoutant. Mariame le nourrit, lui change son eau …

Un matin d’hiver, Mariame, comme d'habitude, court dans la chambre de ses parents leur dire « Salam Alaykoum ». Elle fait vite ses ablutions et prie sobh. Puis, elle descend pour prendre son petit déjeuner et donner à Mabrouk à manger. « La hawla wa la quwata illa Billah, inna lillah wa ina ilaihi raji`oun », elle découvre Mabrouk qui flotte à la surface de l’eau, sans vie.

Mabrouk est mort.

Très triste, elle pleure toutes les larmes de son corps. Mabrouk était devenu son ami et maintenant, il était parti pour toujours.

La maman de Mariame, voyant sa fille pleurer, lui raconte alors pour la consoler l’histoire d’Oum Salamah.

 

Oum Salamah était une des premières personnes à l’époque du prophète Mohammed, saws, à s’être convertie à l’Islam avec son mari Abou Salamah. Tous les deux ont été maltraités par la tribu de Qoraish à la Mecque car cette tribu n’avait pas accepté la nouvelle religion qui rendait tous les hommes libres et égaux. Mais Oum et Abou Salamah ont résisté avec beaucoup de courage. Malheureusement, Abou salamah a été blessé lors d’une bataille et il mourut quelques temps plus tard. Oum Salamah faillit en mourir de tristesse car elle aimait beaucoup son mari. Elle se rendit alors chez le prophète Mohammed saws pour se consoler un petit peu. Le prophète Mohammed, saws, lui apprit unedou3a à dire quand est triste ou qu'on va mal  : « Allahouma ajirni fi mousibati wa khlofni khairan minha » « O Allah, récompense moi pour ma patience dans cette épreuve et remplace moi ce qui a été pris par quelque chose de meilleur » . Oum Salamah récita la doua après le prophète, mais au fond de son cœur, elle se dit : « Qui pourrait être meilleur époux qu’Abou Salamah ? »

Le temps passe. Le prophète Mohammed, saws, dont la femme Khadija est morte, cherche à se remarier. Et devine qui il choisit ? Oum Salamah. Allah lui envoya effectivement un mari, meilleur qu’Abou Salamah, c'etait le meilleur des hommes notre prophète saws!

En écoutant sa maman, Mariame se calma. Elle était toujours triste, mais moins. Elle se dit qu’Allah, qui sait tout et voit tout,  savait ce qui était bien pour elle. Si Mabrouk ne faisait plus partie de ce monde, c’était forcément pour une raison qu’Allah connaissait. Avec sa maman, Mariame se mit à réciter la nouvelle doua, persuadée qu’Allah la récompenserait car elle avait accepté son destin sans se plaindre.

Les jours passent. Mabrouk n’est plus là mais Mariame n’arrive pas à l’oublier. Elle fait même un poisson rouge en papier et le pose au fond de l’aquarium.

 

Puis un jour, Jeddi, le grand-père de Mariame, lui rend visite. Il a une surprise pour elle. « La chatte de notre voisine Fatima a eu des bébés », lui dit-il. « Comme elle ne pouvait pas garder tous ces chatons, elle m’en a donné un. J’ai tout de suite pensé à toi et je me suis dit qu’un nouvel ami te ferait plaisir. » Effectivement, Mariame ne cache pas sa joie : elle saute au cou de Jeddi pour l’embrasser des milliers de bisous et le remercier de ce joli cadeau.
Elle remercie Allah qui lui a envoyé ce nouvel ami et ses parents aussi qui ont bien voulu qu’elle adopte ce chaton. Mariame réfléchit : quel nom donner au petit chat?.

« Ca y est ! J’ai trouvé ! » dit- elle. « Je vais l’appeler Salamah. Ainsi, inch’Allah, je n’oublierai jamais de dire la doua quand je serai triste à
cause d’une épreuve ». C’est comme ca qu’Allah apprit à Mariame ce qu'il faut faire quand on est triste ou mal. C’est comme ca que Mariame devint plus proche d’Allah et plus forte.

Mabrouk était parti, une page de la vie de Mariame était tournée. Salamah arrivait, une autre aventure commençait!

Ou se cacher?

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Un papa avait 4 enfants. Un jour, il les réunit et leur demanda:
"Qui est capable de trouver une cachette ?"


Les enfants, amusés, trouvèrent cela trop facile! Mais le papa rajoute :
"Il y a une condition : Cette cachette ne devra être découverte par rien ni personne."

Les enfants n'abandonnent pas et sont sûrs de trouver une cachette où personne ne pourra les trouver. Alors ils partent fouiller la maison à la recherche d'une bonne cachette. Un peu plus tard, le papa s'en va les chercher : d'abord il trouve Hakim, caché sous la table. Puis voila Asma, cachée dans l'armoire! Ensuite il trouve Mohammed, qui s'était caché sous le canapé!

Le papa va dans la derniere piece où il n'a pas cherché, la salle de bain, et il trouve Abd'Allah assis par terre, en train de pleurer!

Le papa lui demande alors pourquoi il pleure, et Abd Allah répond :

"J'ai pas réussi ce que tu nous a demandé ya Baba! D'abord je voulai me cacher dans la baignoire, mais je sais que quelqu'un me voit tout le temps, je ne suis jamais vraiment caché."

"Quelqu'un te voit? Mais qui donc?" demande son papa.

Abd Allah éclata en sanglots et dit : "Allah !! Comment faire pour me cacher de Dieu ? Lui Qui voit et entend tout !"

Le papa lui demanda de sécher ses larmes et lui dit:

"Bravo Abd Allah, c'est exactement ce que j'attendais!"


En effet cet enfant avait atteint ce qu’on appelle al-ihsan, c'est a dire qu'il adore Allah comme si il Le voyait, car si on le voit pas, Allah, Lui
nous voit.

Abd Allah avait toujours à l’esprit le verset 7 de la sourate 58, Al-Moujâdala, La discussion :

 

Alam tara anna Allaha ya’3lamu ma fi assamawati wama fi al-ardi ma yakunu min najwa thalathatin illa huwa rabi’3uhum walakhamsatin illa huwa sadisuhum wala adna min thalika wala akthara illa huwa ma’3ahum ayna ma kanu thumma yunabbi-ohum bima‘3amilu yawma alqiyamati inna Allaha bikulli shayin ‘3alimun

 

« Ne vois-tu pas qu’Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Pas de conversation secrète entre trois sans qu’Il ne soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu’Il n’y ne soit leur sixième, ni moins ni plus que cela sans qu’Il ne soit avec eux, là où ils se trouvent. Ensuite, Il les informera, au Jour de la
Résurrection, de ce qu’ils faisaient, car Allah est Omniscient. »

 

Si on pensait toujours à ce verset, on ne ferait jamais rien de mal ou de mauvais, car on saurait que Allah nous voit partout ou l'on est.