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Bébé Muslim, l'islam pour les enfants musulmans
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Bébé Muslim, l'islam pour les enfants musulmans
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histoire
31 juillet 2015

Reconnaitre les efforts fournis pour nous

Apprécier l’effort fourni par les autres (histoire)

 

Un jeune homme sollicita un poste dans une grande entreprise. Après l’entretien d’embauche de sélection, le directeur adjoint l’envoya vers le directeur général pour une dernière entrevue. Le directeur a bien regardé son CV : il était tout simplement excellent (de grandes écoles, de beaux stages…). Aussi, le DG lui a demandé : « As-tu reçu une bourse d’étude pendant ton cursus scolaire ? » Le jeune diplômé lui a répondu tout simplement « non ».



« Est-ce ton père qui a payé tes études ? »
« Oui » répondit le jeune.
« Où travaille ton père ? »
« Mon père fait des travaux de forge. »
Le directeur a demandé au jeune de lui montrer ses mains. Le jeune lui a montré une paire de mains lisses et parfaites.
« As-tu jamais aidé ton père dans son travail, ne serait-ce qu’une seule fois ? »
« Mon père a toujours voulu que j’étudie davantage. En outre, il peut mieux faire ces tâches que moi.»


Le directeur a dit :
« J’ai une demande à te faire : quand tu iras à la maison aujourd’hui, observe et lave les mains de ton père puis reviens me voir demain matin. »


Ni une, ni deux, le jeune s’empresse de prendre congé pour aller vite répondre à la requête du DG.


Quand il rentra à la maison, il se mit à chercher son père et lui demanda la permission de laver ses mains.


Son père se sentit heureux de la subite attention de son fils et les lui présenta avec bienveillance. Après un temps d’arrêt, le jeune homme entreprit de laver doucement les mains paternelles. Pour la première fois, il se rendit compte de l’état des mains de son père : elles étaient ridées et avaient tant de cicatrices qu’il pouvait à peine toutes les compter. Certaines d’entre elles étaient encore à vif et quand il avait le malheur d’y toucher, son père tressaillait de douleur.


Pour le jeune homme, ce fut comme un seau d’eau glacée lancé en plein visage ! Il se rendit peu à peu compte du sacrifice de son père. Car chacune de ces cicatrices représentait le prix à payer pour SON éducation, SES activités de l’école et SON futur.

Après avoir fini de nettoyer les mains de son père, le jeune commença à mettre de l’ordre dans l’atelier. Cette nuit-là fut un magnifique moment ‘père et fils’ durant lequel ils parlèrent très longtemps.


Au matin suivant et comme prévu, le jeune est retourné voir le directeur.


Ce dernier s’est vite rendu compte des larmes dans les yeux du jeune homme. Aussi lui-a-t-il demandé :

« Peux-tu me dire ce qui te fait pleurer et ce que tu as appris hier en rentrant chez toi ? »

 


Le jeune a répondu :

« j’ai nettoyé les mains de mon père puis j’ai fini par ranger son atelier… mais ce n’est pas le plus important. Je sais maintenant reconnaître ce qui mérite d’être apprécié. Sans mon père, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui.

En aidant mon père, je me suis rendu compte de la dureté de son labeur et de mon arrogante indifférence. Aujourd’hui, j’apprécie son sacrifice à sa juste valeur et le trésor qu’est l’aide familiale.


Le directeur a dit : « Voilà ce que je cherche chez mon personnel. Je veux engager des personnes pouvant apprécier l’effort fourni par les autres, des personnes qui ont conscience de la souffrance d’autrui, des personnes qui ne mettent pas l’argent comme seul objectif dans la vie… Tu es embauché ».

Un enfant trop protégé à qui les parents donnent tout ce qu’il veut, développe « une mentalité de droit » et ignore les sacrifices qu’il a fallu faire pour en arriver là ! Si vous vous reconnaissez dans ce type de pères protecteurs, pensez-vous agir pour le bien de vos enfants ou au contraire, les guider sur le mauvais chemin ?

Vous pouvez donner à vos enfants ce qu’ils souhaitent le plus au monde : une maison chaleureuse, un bon repas, une grande école, un téléphone portable dernier cri…

Quand vous devez faire le ménage ou peindre une chambre, pensez tout simplement à les mettre à contribution. Après avoir mangé, qu’ils lavent et rangent la vaisselle entre frères et sœurs pour apprendre la vraie valeur de l’entraide et les qualités nécessaires pour mener une belle vie. Un jour, quand vous aurez les cheveux bien blancs, vous serez heureux de voir vos enfants épanouis, suivre votre exemple et apprendre à leurs propres enfants l’expérience de la difficulté et l’importance du travail en groupe.

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29 juillet 2015

Les 4 femmes

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Il était une fois un riche commerçant qui avait 4 femmes.

La 4ème femme, C'est celle qu'il aimait le plus. Il l'ornait avec de luxueuses robes et la traitait avec délicatesse. Il prenait grand soin d'elle et ne lui offrait que le meilleur.

La 3ème femme, elle aussi il l'aimait beaucoup Il était très fier d'elle et voulait toujours la mettre en valeur auprès de ses amis. Cependant, le commerçant craignait toujours le fait qu'elle puisse partir avec un autre homme.

Il aimait aussi sa 2ème femme. C'était une personne très prévenante, toujours patiente et elle était la confidente du commerçant. Chaque fois qu'il rencontrait des problèmes, il se tournait vers elle et elle l'aidait toujours à s'en sortir.

La 1ère femme était une partenaire très loyale, elle avait aussi bien contribuée à maintenir ses richesses qu'à prendre grand soin de sa maison. Pourtant, le commerçant ne l'aimait pas beaucoup alors qu'elle, l'aimait profondément. Il lui prêtait à peine attention.

 

Un jour, le commerçant tomba malade. Il avait le pressentiment qu'il allait mourir bientôt. Il pensa à sa luxueuse vie et se disait, "maintenant j'ai 4 femmes, mais quand je mourrais, je serai seul, quel solitaire je serai !"

Il demanda donc à sa 4ème femme : "Je t'aime le plus, je t'ai doté des plus fins habits et pris grand soin de toi. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre pour me tenir compagnie ?" - "Nulle part !" Répondit la 4ème femme. Et elle s'en alla sans un autre mot. La réponse coupa le coeur du commerçant comme un couteau tranchant.

Le triste commerçant demanda alors à sa 3ème femme : "Je t'ai beaucoup aimé toute ma vie. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre et me tenir compagnie?" - "Non !" Répondit la 3ème femme. "La vie est si belle ici ! Je me remarierais quand tu mourras !" Le coeur du commerçant se brisa.

Alors il demanda à sa 2ème femme : "Je me suis toujours tourné vers toi et tu m'as toujours aidé. Maintenant j'ai à nouveau besoin de ton aide. Quand je mourrais, est ce que tu me suivras et tu me tiendras compagnie?" - "Je suis désolée, je ne peux pas t'aider !" Répondit la 2ème femme. "Dans le meilleur des cas, je ne peux que t'accompagner vers la tombe" La réponse tomba comme du tonnerre et le commerçant fût dévasté.

Alors appela une voix : "J'irai avec toi, je te suivrai là où tu iras".

Le commerçant leva les yeux, ce fut sa 1ère femme. Elle était si maigre, comme si elle souffrait de malnutrition. Très touché, le commerçant disait : "J'aurais du prendre beaucoup mieux soin de toi pendant que je pouvais!" …

 

Réellement "nous avons tous 4 femmes" dans notre vie !

La 4ème femme, c'est « notre corps », nous nous donnons tant de mal pour prendre soin de lui, il sera detruit quand nous mourrons.

Notre 3ème femme c'est nos biens et nos richesses. Quand nous mourrons, Ils iront à d'autres.

La 2ème femme, c'est notre famille et nos amis. Très proche de nous comme ils l'avaient été durant notre vie, le mieux qu'ils puissent pour nous c'est de nous accompagner à la tombe.

La 1ère femme, quelque chose que nous ne pouvons pas voir, c'est notre âme.

Souvent négligée, oubliée, dans notre quête de biens matériels et de plaisirs insatiables.

Parfumé, embellis par le bien et les bonnes actions, ou laide et nauséabonde par les péchés et mauvaises actions, c'est la seule qui nous suivra réellement là où nous irons.

C'est peut-être une bonne idée de l'éduquer, la cultiver et la fortifier maintenant, plutôt que d'attendre jusqu'à ce que nous soyons sur notre lit de mort pour le regretter. Non ?

29 juillet 2015

Le rêve

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Un homme vit dans un rêve qu'un lion le pourchassait. Il courut jusqu'à un arbre, grimpa dessus, et s’assit sur une branche. Il jeta un regard vers le sol et aperçu le lion qui l'avait suivi et attendait calmement qu'il descende...

Il regarda ensuite derrière lui, et aperçu deux rats rongeant la racine de la branche sur laquelle il était assis. L'un des deux rats était noir, l'autre était blanc. La branche était prête à tomber sur le sol d'un moment à l'autre. Mais elle tardait à céder. L'homme vit alors un énorme serpent noir s'installer juste en dessous de lui, et ouvrir grand sa bouche en attendant qu'il ne tombe dedans.

L'homme chercha alors quelque chose sur quoi il pourrait s'accrocher pour échapper à ses prédateurs. Il vit alors, sur une branche au dessus de lui, une ruche dont les gouttes de miel tombaient l'une après l'autre. Il voulut alors en goutter une. Elle lui parût délicieuse. Il en voulut une autre, puis encore une autre. Il se concentra pour éviter les abeilles et ainsi récupérer le nectar. Enfin il se perdit dans la douceur du miel, oubliant les deux rats grignotant la branche, oubliant le lion couché sur le sol, et oubliant le serpent ouvrant sa bouche juste en dessous de lui.

L'homme se réveilla.

Pour comprendre la signification de son rêve, il alla voir un pieux musulman à qui Allah a accordé la science. Il lui dit:

Le lion que tu as vu est ta mort. Elle te suivra où que tu ailles même si tu l'oublies. Le rat noir est la nuit, le blanc est le jour. Ils te tournent autour l'un après l'autre, et grignotent le temps qu'il te reste à vivre pour te rapprocher de la mort.

"L'énorme serpent noir est ta tombe. Elle est là, elle attend juste que tu tombes. La ruche est le monde, son miel est la luxure et les jouissances du monde. Nous cherchons à obtenir ces luxures, nous y goûtons , puis très vite nous y prenons goût. Jusqu'à ce que cette quête devienne une priorité.

Nous nous perdons alors dans ce monde, et nous oublions le temps, nous oublions la mort, et nous oublions notre tombe."

 

Qu' Allah réveille tous les musulmans de leur sommeil et nous sauver avant qu'il ne soit trop tard. Amine.

29 juillet 2015

Le père qui partait au Hajj

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Ceci une histoire vécue qui arriva à l’époque à un homme pieux qui vivait avec sa famille et qui désirait se rendre à la Mecque pour effectuer son Pèlerinage.

(A l’époque, il fallait beaucoup de temps pour s’y rendre pour ceux qui habitaient loin, à cause des moyens de transports lents)

Ses fils, en apprenant cette nouvelle, dirent à leur père de ne pas y aller, car il était le seul qui travaillait pour subvenir au besoin de sa famille et devait donc rester pour travailler pour eux. Le père changea alors d’avis.

Il avait parmi ses enfants, une petite fille, pieuse, qui vint à lui et lui dit :

" ô mon père, qui est-ce qui nous accorde notre subsistance si ce n’est Allah ?

Ne t’inquiète pas ô mon père, rends-toi à ton pèlerinage, et comme le dit le Très Haut,
celui qui place sa confiance en Lui, Il subviendra à ses besoins par là où il s’y attend le moins."

Suite aux paroles sages de sa fille bien aimée, le père décida de partir pour La Mecque…

Le temps passait lorsqu’un jour, un émir passa par cette contrée avec ses compagnons, et ressentit une immense soif. Il demanda à l’un de ses compagnons d’aller chercher de l’eau auprès des habitants de ce lieu afin de la lui ramener. Le compagnon partit donc à la recherche d’eau et il frappa à la porte de « notre petite famille ». Il leur demanda de l’eau et la famille lui en offrit avec grand plaisir.

Le compagnon apporta de l’eau à l’Emir qui fut très heureux de s’être désaltéré. Il demanda alors à son compagnon quelle était cette famille qui lui avait offert de leur eau pour qu’il puisse les remercier.

Le compagnon lui répondit que c’était la famille d’untel (Le père de famille était connu pour sa piété). L’émir demanda alors à ce qu’on le conduise jusqu’à lui afin qu’il puisse le remercier.

Arrivé sur les lieux, la famille lui expliqua qu’il était parti effectuer son pèlerinage et à ces mots, l’émir dit :

« En l’absence de notre frère, nous avons le devoir de nous occuper de sa famille » et il sortit une énorme bourse remplie de pièces d’or qu’il leur offrit. Puis il se tourna vers la multitude de compagnons qui l’accompagnaient et leur dit : « que celui qui m’aime fasse comme moi »

C’est ainsi que la maison de cette famille fut remplie de pièces d’or et d’argent.

Tout le monde sautait de joie … sauf la petite fille qui sanglotait …

L’émir la vit pleurer et lui demanda pourquoi.

Elle lui répondit :

« Un homme nous a regardé … et nous sommes riches … que dire du Regard de Dieu ? »

 

Regardons soubhan Allah comment Dieu le Très Haut s’occupe de celui qui place sa confiance en Lui, et regardons comment a réagi la petite fille, et comment elle a comparé la générosité d’un homme, et les immenses récompenses que Dieu le Très Haut nous promet, ici-bas et dans l'au-delà, pour notre obéissance et notre adoration.

 

Puissions-nous en tirer les bons enseignements…

29 juillet 2015

Fais ta prière avant qu'il ne soit trop tard...

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Ses joues étaient creuses et flasques et elle avait la peau sur les os. Mais cela ne l'empêchait surtout pas de réciter le Coran.

Toujours à veiller dans la salle de prière que Papa avait aménagé pour elle. Se baissant, se prosternant et levant les bras dans la prière. Elle était toujours comme ça, de l'aube au crépuscule et vice versa, elle ne connaissait pas l'ennui.

Quant à moi, j'étais une fana des revues de mode et des romans. J'adorais tellement les vidéos que mes fréquents voyages au magasin de location étaient devenu mon signe de reconnaissance. Comme ils disent, quand quelque chose commence à devenir une habitude, ça te colle à la peau comme une étiquette. Je négligeais mes responsabilités et la paresse résumait mes prières.

Une nuit, je venais tout juste d'éteindre le magnétoscope après avoir passé trois heures d'affilé devant la télé que l'appel du Muaddhin transperçait la calme nuit. Je me suis tranquillement blottie sous la couverture. J'ai entendue sa voix qui venait de la salle de prière.

- " Oui Noorah, tu as besoin de quelque chose? " ai- je dit. Elle réduit à néant mes plans.
- " Tu ne te couche pas avant d'avoir prié Fajr ! " Ahh... il reste encore une heure avant Fajr, ce n'est que le premier Adhaan ! Elle m'a appelé auprès d'elle avec ses gentils pincements.

Elle était toujours comme ça, même avant que la terrible maladie ne vienne lui embrumer l'esprit et ne la cloue au lit.

- " Hanan viens t'asseoir près de moi. " Je ne pouvais rien lui refuser, elle était si pure et sincère.
- " Oui Noorah ? "
- " Assois-toi ici s'il te plaît. "
- " OK, je m'assoies. Qu'est-ce qu'il y a ? "

Avec la plus belle des voix monocordes, elle commença à réciter:

{ Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au Jour de la Résurrection que vous recevrez votre entière rétribution... } [ Sourate 3 - Verset 185 ]

Elle s'arrêta pensive. Puis, elle demanda :

- " Est-ce que tu crois en la mort ? "
- " Bien sûr que j'y croie. "
- " Est-ce que tu crois que tu devras rendre compte du moindre de tes actes, peu importe leurs tailles ? "
- " Bien sûr, mais Allah est Pardonneur et Miséricordieux et j'ai une longue vie devant moi. "
- " Arrête Hanan ...N’as-tu pas peur de la mort et de son imprévisibilité ? Prends le cas de Hind. Elle était plus jeune que toi mais elle est morte dans un accident de voiture. La même chose pour un tel, et un tel. La mort n'a cure de l'âge et l'âge ne saurait être un indicateur de quand tu mourra. "

L'obscurité de la chambre me remplit de terreur.

- " J'ai peur du noir et maintenant tu me fais avoir peur de la mort, je ne pourrais plus dormir maintenant. Noorah, je pensais que tu avais promis de passer les prochaines vacances d'été avec nous. "

Impact. Sa voie s'est brisée et son cœur a frémi.

- " Il se peut que je fasse un long voyage cette année Hanan, mais autre part. Je dis bien peut-être. Nos vies à tous sont entre les mains d'Allah et c'est à Lui que nous appartenons. "

Mes yeux s'embuèrent et des larmes coulèrent sur mes joues. Je pensais à la terrible maladie de ma sœur et à comment les docteurs avaient annoncé en privé à mon père qu'il n'y avait que très peu d'espoir que Noorah survive à la maladie. Mais, à elle, on n'avait rien dit. Qui l'avait mise sur la voie ? Ou était-ce seulement qu'elle pouvait pressentir la vérité.

- "A quoi penses-tu Hanan ? " Sa voix était tranchante.
- "Penses-tu que je dis cela seulement parce que je suis malade ? Uh - uh. En fait, il se peut très bien que je vive plus longtemps que la plupart des gens qui ne sont pas malades. "
- "Et toi Hanan, combien de temps vas-tu vivre ? Vingt ans, peut-être ? Quarante ? Et ensuite ? " A travers l'obscurité elle chercha ma main et la serra doucement.
- "Il n'y a aucune différence entre nous; nous allons toutes quitter ce monde pour vivre au paradis ou agoniser en Enfer. Ecoutes les paroles d'Allah ":

{ ... Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au paradis, a certes réussi. Et la vie présente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse. } [ Sourate 3 - Verset 185 ]

Je quittais la chambre de ma sœur l'esprit embrumé, ses paroles sonnaient toujours dans ma tête :
- " Qu'Allah te guide Hanan - n'oublie pas tes prières. "

08h00 du matin. Des coups à ma porte. Je ne me réveille pas d'habitude à cette heure. Pleurs. Confusion. O Allah, que c'est-il passé ?

La condition de Noorah s'était aggravée après Fajr, ils l'ont immédiatement conduite à l'hôpital... Inna lillahi wa inna ilayhi raji'oun. Il n'y aura pas de voyage cet été.

C'était écrit que je passerais l'été à la maison. Après une éternité...

Il était une heure de l'après-midi. Maman appela l'hôpital.

- " Oui. Vous pouvez venir la voir maintenant. " La voix de papa avait changée, maman pouvait déceler que quelque chose de fatal était arrivé.

Nous sommes partis tout de suite. Où était passée cette avenue que j'avais l'habitude d'emprunter et que je trouvais si courte ? Pourquoi était elle si longue maintenant, si interminable. Où étaient passées cette chère foule et cette circulation qui me faisaient tourner de la tête à droite et à gauche. Tout le monde, éloignez-vous de notre chemin. Maman secouait la tête dans ses mains en pleurant et faisait des dua'a pour sa Noorah.

Nous sommes arrivés devant l'entrée principale de l'hôpital. Un homme était entrain de geindre, un autre avait fait un accident et l’œil d'un troisième était figé, impossible de dire s'il était vivant ou mort. Nous avons monté les escaliers qui menaient à la chambre de Noorah 4 à 4.

Elle était aux soins intensifs. L'infirmière s'est approchée de nous.

- " Laissez-moi vous emmener vers elle. " Alors que nous traversions le couloir, l'infirmière en a profité pour nous dire à quel point Noorah était gentille. Elle a quelque peu rassuré maman en lui disant que la condition de Noorah s'était améliorée par rapport au matin.

- " Désolée. Pas plus d'un visiteur à la fois. " On était à l'unité des soins intensifs.

A travers la petite fenêtre de la porte et derrière une foule de blouses blanches, je tombais enfin sur les yeux de ma soeur. Maman se tenait à ses côtés. Après deux minutes, maman est sortie incapable de retenir ses larmes.

- " Tu peux entrer et lui dire Salam à condition de ne pas lui parler trop longtemps, " m'ont-ils dit. " Deux minutes devraient suffire. "
- " Comment ça va Noorah ? Tu allais bien hier ma sœur, que s'est-il passé ? " Nous nous sommes tenues les mains, elle les serra faiblement.
- " Même maintenant, Alhamdulillah, je vais bien. "
- " Alhamdulillah...mais...tes mains sont tellement froides. " Je me suis assise à côté d'elle sur le lit et j'ai posé mes doigts sur ses genoux. Elle les repoussa.
- " Excuse-moi... est-ce que je t'ai fait mal ? "
- " Non, c'est juste que je pensais aux paroles d'Allah. "

{ et qu'il [l'agonisant] est convaincu que c'est la séparation (la mort), et que la jambe s'enlace à la jambe, c'est vers ton Seigneur, ce jour-là que tu seras conduit. } [ Sourate 75 - Versets 28 - 30 ]

- " Hanan, prie pour moi. Je vais très bientôt peut-être vivre mon premier jour dans l'au-delà. C'est un long voyage et je n'ai pas préparé assez de bonnes actions dans ma valise. "

A ces mots, une larme s'échappa de mon œil et perla sur ma joue. J'ai pleuré et elle aussi. La chambre avait disparu derrière la brume de nos larmes pour ne laisser place qu'à nous deux - deux sœurs en larmes. Des ruisseaux de larmes s'écoulèrent et s'écrasèrent sur la main de ma sœur que je tenais à deux mains.

Maintenant, papa s'inquiétait beaucoup plus pour moi. Je n'avais jamais autant pleuré de ma vie. A la maison et dans ma chambre, je contemplais le soleil cheminer en cette triste journée. Le silence s'était emparé des couloirs. Un cousin est entré dans ma chambre, un autre. Les visiteurs étaient nombreux et toutes les voix qui venaient d'en bas s'emmêlaient. Seule une chose restait clairement perceptible... Noorah était morte ! J'ai arrêté de faire attention à qui venait et qui partait. Je ne pouvais me rappeler ce qu'ils avaient dit. O Allah, où étais-je ? Que se passait-il ? Je ne pouvais même plus pleurer.

Plus tard cette semaine, ils m'ont dit ce qui s'était passé. Papa avait prit ma main pour dire un dernier au revoir à ma sœur et j'avais embrassé Noorah sur la tête. Je ne me souviens pourtant que d'une seule chose, en la voyant ainsi étalée sur ce lit, ce même lit sur lequel elle allait mourir. Je me suis souvenue du verset qu'elle avait récité :

{ et que la jambe s'enlace à la jambe }

et je ne savais que trop bien la vérité de ce verset :

{ Ce jour le retour sera vers vôtre Seigneur (Allah) ! }

Cette nuit-là, je me suis introduite dans sa salle de prière sur la pointe des pieds. Regardant les meubles immobiles et les miroirs muets, je chérissais celle qui avait partagé avec moi le ventre de ma mère.

Noorah était ma sœur jumelle. Je me souvenais de celle avec qui j'avais partagé des peines. Qui avait ensoleillé mes journées pluvieuses. Je me souvenais de celle qui priait pour ma guidée et qui avait versé tant de larmes pendant tant de longues nuits en me parlant de la mort et des comptes à rendre. Qu'Allah nous protège tous. Cette nuit est la première nuit que Noorah va passer dans sa tombe. Ô Allah, fait lui miséricorde et illumine sa tombe.

Ça c'était son Coran, ça son tapis de prière et ça c'était sa robe rose dont elle disait cacher jusqu'à son mariage, la robe qu'elle voulait garder juste pour son mari. Je me rappelais ma sœur et je pleurais toutes les journées que j'avais perdues. Je priais Allah de me faire miséricorde, d'accepter mes actions et de me pardonner. Je priais Allah de la garder constante dans sa tombe comme elle aimait souvent à le dire dans ses supplications.

A cet instant, je me suis arrêtée. Je me demandais : et si c'était moi qui étais morte ? Où est-ce que je serais ? La peur m'étreint et mes larmes reprirent de plus belle.

Allahu Akbar, Allahu Akbar... Le premier Adhaan s'éleva doucement de la mosquée, il était si beau cette fois-ci.

Je me sentais calme et sereine alors que je répétais l'appel du Muadhin. J'entourais mes épaules d'un châle et je me levais pour prier Fajr. J'ai prié comme si c'était ma dernière prière, une prière d'adieu, juste comme Noorah avait fait hier. Ça avait été son dernier Fajr. Maintenant et incha' Allah pour le restant de ma vie, si je me réveille au matin je n'espérerai pas être vivante le soir venu, et la nuit venue je n’espérerai pas être vivante le matin venu.

Nous ferons tous le même voyage que Noorah. Qu'avons- nous préparé pour cela ? ...

"allahouma a'ini 'ala dhikrika wa choukrika wa hosni 'ibadatika"
"O Allah ! aide-moi pour que je me souvienne de Toi et que je T'exprime ma reconnaissance pour que je t'adore de la meilleure des façon"

Médite bien sur ce récit et retire en ce qui pourra te servir pour cette vie d'ici-bas et surtout pour l'au-delà.

Qu'Allah déverse sur nous, ainsi que sur tous nos frères et sœurs, Sa miséricorde et nous accorde Ses bienfaits et Son pardon. Amine

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29 juillet 2015

Ana wa Akhi (en arabe)

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ICI:

http://oummi-raconte.fr/wp-content/uploads/2015/05/ana-wa-akhi.pdf

 

29 juillet 2015

Le concours d'orthographe

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ICI

 

27 juillet 2015

Histoires pour dormir : la vie du prophète Mohammed

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Résumé :

Les histoires pour dormir : La vie du prophète Mohammed sont la réponse au désir de chaque enfant d'entendre une belle histoire avant de s'endormir. Il contient une sélection minutieuse de 23 événements magnifiques de la vie du prophète racontés dans un langage approprié à l'age des enfants. Un texte simple et des illustrations en couleurs fabuleuses, qui donnent vie aux récits et rendent le message du prophete plus compréhensible pour les enfants. Le livre offre une dimension particulière à ces histoires merveilleuses et agit comme un fondement sur lequel il est possible d'établir une compréhension toujours plus approfondie de l'islam."

 

Auteur : Saniyasnain Khan

Prix : 15e

Nombre de pages : 131

 

Exemple de page:

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Encore un livre que j'adore. Le texte est très simple, illustré par de magnifiques dessins à la peinture il me semble, les enfants comprennent très bien. Celui ci relate la vie du prophète jusqua, plus ou moins, l'évènement du changement de Qibla. Il me semble qu'il y a une suite, je ne l'ai pas, en tout cas je vais la chercher et quand je l'aurai je l'ajouterai à cet article nchallah.

3 mai 2015

Salwa va à la mosquée

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Salwa vient d'avoir sept ans. Elle est très fière d'être une grande fille et de faire la prière avec ses parents.
Aujourd'hui, c'est vendredi, et comme c'est les vacances, Salwa va aller avec sa maman à la mosquée. Elle est très contente, car elle sait qu'on va à la mosquée pour prier Dieu, et que c'est important de penser à Dieu. Le vendredi, les musulmans se retrouvent à la mosquée pour prier ensemble : c'est un jour de fête.



Salwa prend le bus avec sa maman. En descendant du bus, elle voit beaucoup de musulmans, de tous les âges et de tous les pays, qui se dirigent vers la mosquée.

- Mâ châ Allah, dit sa maman. Il y a beaucoup de monde !


Salwa entre avec sa maman par la porte réservée aux femmes, et elles vont faire les ablutions. Puis elles prennent place sur le grand tapis où sont déjà installées plusieurs rangées de femmes. Après avoir fait une prière de deux rak`a, elles s'assoient en silence. Bientôt on entend, par un haut-parleur, l'imam qui commence son sermon. Il parle un peu en français et un peu en arabe. Salwa écoute attentivement, même si elle ne comprend pas tout ce qu'il dit. À côté d'elle, un petit enfant s'agite sur les genoux d'une dame africaine. Salwa lui fait des sourires, et le petit enfant reste sage. Des dames et des enfants continuent à arriver, et bientôt la salle est pleine.




Après les invocations et l'appel à la prière, voici le moment de prier. Tout le monde se lève et se tient en rangs serrés. Salwa est entre sa maman et la dame africaine, qui a attaché son bébé dans son dos.

L'imam dit : Allahou akbar ! Une autre voix d'homme répète, puis tous les fidèles répètent après lui : Allahou akbar ! Quand l'imam a fini de réciter la sourate al-Fâtiha, tout le monde dit : âmîne. Salwa est très émue. Pour la première fois elle comprend pourquoi c'est si important de prier ensemble. Elle se rappelle ce que son papa lui a expliqué : " Pendant la prière en commun, les gens sont tous pareils. Ils sont tous unis devant Dieu. "
Puis l'imam récite une sourate un peu longue que Salwa ne connaît pas. Ensuite, pendant la seconde rak`a, il récite la sourate al-Kâfiroûn et Salwa est toute fière de reconnaître une sourate qu'elle connaît par cœur !

 

À la fin de la seconde rak`a, l'imam dit as-salamou `alaykoum, et les gens le répètent après lui : la prière est terminée. Après les invocations, les gens font, chacun tout seul, une prière de deux rak`a. C'est une prière volontaire, explique maman.

Une dame distribue du pain qu'elle a fait à sa maison. Que c'est bon !
Maman parle avec des dames qu'elle connaît. Salwa joue avec d'autres enfants. Au bout d'un moment, Maman dit : " Allez, Salwa, on va rentrer. "


Elles sortent de la mosquée : la rue est pleine de monde ! Soubhanallah, se dit Salwa, tous ces gens étaient avec nous en train de prier !
Devant la mosquée, il y a des gens pauvres qui demandent l'aumône. Salwa reconnaît des dames qui étaient avec elles à la prière. Maman lui donne quelques pièces pour
leur donner.

Puis Salwa et sa maman vont reprendre le bus pour rentrer à la maison. Salwa est heureuse car elle a compris qu'elle appartient à une communauté.

3 mai 2015

Discussions autour du prophète

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La nuit venait de tomber. La maman de Mariam avait mis le dîner sur le feu et toute la famille était réunie dans le salon pour discuter des évènements de la semaine.
En effet, durant toute la semaine, chaque membre vaquait à ses occupations, mais le vendredi soir était le moment qu’ils avaient choisi pour se retrouver autour du dîner.
Ainsi, le papa de Mariam et sa grande soeur rentraient tôt du travail ce jour-là pour ce moment de partage. Sa deuxième sœur et son frère se débrouillaient également pour ne pas tarder après leur journée de cours à la fac et au lycée. Et Mariam, dès son retour de l’école, aidait maman dans la cuisine afin que leur réunion hebdomadaire puisse se faire sans se soucier de la préparation du repas.

Ca y est ! Ils étaient tous ensemble.
Après avoir discuté de leur semaine et échangé sur les divers sujets qui les avaient préoccupés, leur papa leur dit :

- Mes enfants, voilà près de 1450 ans, naissait le Prophète Mohammed, que la paix soit sur lui. Aujourd’hui, nous allons parler de la naissance de ce grand homme. Chacun de nous a été touché par l’histoire du Prophète d’une manière ou d’une autre. J’aimerais que chacun d’entre vous partage avec les autres ce qui l’a vraiment touché dans l’histoire de ce grand homme.

Bien sûr, c’est Mariam qui voulut commencer.

- Moi ce qui m’a le plus impressionnée chez notre Prophète, c’est sa patience et sa persévérance.
Pendant 23 ans, il a parlé de l'islam sans s'arrêter. Il a fait entendre la parole divine aux petits, aux grands, aux riches et aux pauvres… Rien ne pouvait l’arrêter. Et pourtant, il a été très maltraité par les gens.

 

- Tu as raison Mariam, dit maman. Même dans les moments les plus difficiles où il était maltraité et où les gens étaient injustes avec lui, le Prophète Mohammed a toujours continué sa mission.
D’ailleurs, lorsque sa tribu Quoraish, lui a suggèré d’en faire leur roi, de lui donner tout leur argent, d’en faire l’homme le plus important de la Mecque, notre Prophète a répondu à son oncle venu parler pour lui : « Mon oncle! S’ils mettaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que je n’appelle plus les gens à l’Islam, je ne cesserai jamais jusqu’à ce que Dieu fasse triompher l’Islam ou que je meurs en le défendant »

Puis ce fut au tour du grand frère de Mariam, Saïd, de parler.

- Moi, dit-il, C’est sa Miséricorde qui m’interpelle. Je le vois rentrer vainqueur à la Mecque, mais sans être fier de lui et sans se sentir supérieur et en baissant la tête sur son cheval pour remercier Allah qui lui a donné cette victoire. Il a retrouvé les gens qui l’ont chassé et qui ont essayé de le tuer à plusieurs reprises. Malgré cela, il n’a pas cherché à se venger ou à leur faire du mal. Et quand il leur a demandé : « Que pensez-vous que je vais vous faire ? », les Qorayshites lui ont répondu : « Tu es un frère généreux, fils d’un frère généreux ». Il leur a dit alors : « Partez ! Vous êtes libres ».

 

Quand ce fut au tour de Sara, la grande sœur de Mariam de parler, elle évoqua la beauté du Messager d’Allah.

En effet, il y a quelques temps de cela, alors que Sara vivait une épreuve, elle a eu la chance de le voir en rêve. Elle a été subjuguée par son physique.

- Décris-le-nous s’il te plaît, dit Salma.

- Il était de taille moyenne et assez solide. Il avait la tête forte, le teint mat, les joues lisses, une grande barbe et les cheveux ondulés. Une veine s’élevait sur son front à la naissance de son nez entre ses sourcils bien arqués et très rapprochés. Ses grands yeux, avec de longs cils, étaient d’un noir profond avec quelques reflets rouges. Sa bouche était grande et ses dents, blanches, étaient légèrement écartés sur le devant. La paume de ses mains aux doigts allongés était large et douce au toucher. Il était magnifique !
Tout le monde s’empressa de remercier Sara pour sa description précise de notre Prophète.

Puis ce fut le tour de Salma, l’autre grande sœur de Mariam.

 

- Moi, dit Salma, c’est son amour pour sa famille et ses enfants. J’aime cette métaphore quand il répond à son épouse Aîcha alors qu’elle lui demande : « Comment est ton amour pour moi ? » et qu’il lui répond : « Comme un nœud ». Ce nœud représente bien la force et le lien de cet amour. Je trouve cette image super belle. J’aime aussi comment il se comporte avec sa fille Fatima Al Zahra’.Sa façon de se lever pour l’accueillir, de la laisser s’assoir à sa place. Tous ces petits gestes affectueux qui prouvent à sa fille combien il l’aime et combien elle est importante à ses yeux.

- A toi maman ! Quelle est la qualité de notre Prophète Mohammed qui te fascine le plus ? demanda Mariam. 


- Je pense que c’est sa sagesse, dit la mère de Mariam. Moi qui réagis trop rapidement et sans controler mes sentiments, je me rappelle du Prophète qui discute avec ce jeune homme venant lui demander l’autorisation de faire un péché. Il ne l’a pas grondé. Il a juste discuté avec lui des méfaits de ce péché. Puis il a mis sa main sur le cœur du jeune homme en demandant à Allah d’enlever l'envie de faire cette bêtise.
Son compagnon Anas qui le servit pendant dix ans avait même déclaré « Jamais il ne me cria dessus ; jamais même, il ne me demanda « As-tu fais ceci ? » ou « Pourquoi n’as-tu pas fais cela ? ». Je lui envie cette sagesse qui lui a permis de trouver une solution à chaque problème.

 

- A ton tour papa, dit Saïd.

Le papa de Mariam prit la parole.
- Les qualités de notre Prophète Mohammed sont nombreuses. Il était honnête et sincère, il disait toujours la vérité. C’est pour cela qu’on le surnommait al Sadek al Amine ce qui signifie le plus véridique, le plus honnête et le plus digne de confiance. Il était généreux, il aimait donner aux autres.
Il était courageux et a participé à beaucoup de batailles avec ses compagnons. Mais la qualité que je trouve la plus touchante chez notre Prophète est sa disponibilité, son écoute : il écoutait chaque personne qui venait à lui, qu'elle soit riche ou pauvre, jeune ou vieille.
Cet homme avait la charge de transmettre la nouvelle religion de Dieu au monde et de changer le monde; cet homme malgré la taille et la difficulté de sa mission trouvait le temps de plaisanter avec les enfants, de rendre visite aux malades.
Il suivait la petite fille qui le tenait par la main et l’emmenait au marché, il recevait la femme qui venait lui raconter ses soucis avec son mari. Il était tellement gentil et aimant que nous lui manquions déjà alors que nous n’étions pas encore nés.
N’a-t-il pas dit à ses compagnons : « J’aurais aimé rencontrer mes frères bien-aimés ; ils me manquent ». Les compagnons lui demandèrent alors : « Ne sommes-nous pas tes frères ? ». Il leur répondit : « Non. Vous êtes mes compagnons. Mes frères sont ceux qui croient en moi sans m’avoir jamais vu ».
Qu’Allah nous compte parmi les frères du Prophète Mohammed car on croit en lui et on l’aime alors qu'on ne l’a jamais vu.
Qu'Allah nous réunisse avec lui dans le Firdaous, l’étage le plus élevé et le plus beau du paradis. Amine Amine Amine.

Et c’est sur ces invocations que se termina la soirée de Mariam et de sa famille autour de notre Prophète Mohammed le bien-aimé.

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