29 juillet 2015

Le père qui partait au Hajj

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Ceci une histoire vécue qui arriva à l’époque à un homme pieux qui vivait avec sa famille et qui désirait se rendre à la Mecque pour effectuer son Pèlerinage.

(A l’époque, il fallait beaucoup de temps pour s’y rendre pour ceux qui habitaient loin, à cause des moyens de transports lents)

Ses fils, en apprenant cette nouvelle, dirent à leur père de ne pas y aller, car il était le seul qui travaillait pour subvenir au besoin de sa famille et devait donc rester pour travailler pour eux. Le père changea alors d’avis.

Il avait parmi ses enfants, une petite fille, pieuse, qui vint à lui et lui dit :

" ô mon père, qui est-ce qui nous accorde notre subsistance si ce n’est Allah ?

Ne t’inquiète pas ô mon père, rends-toi à ton pèlerinage, et comme le dit le Très Haut,
celui qui place sa confiance en Lui, Il subviendra à ses besoins par là où il s’y attend le moins."

Suite aux paroles sages de sa fille bien aimée, le père décida de partir pour La Mecque…

Le temps passait lorsqu’un jour, un émir passa par cette contrée avec ses compagnons, et ressentit une immense soif. Il demanda à l’un de ses compagnons d’aller chercher de l’eau auprès des habitants de ce lieu afin de la lui ramener. Le compagnon partit donc à la recherche d’eau et il frappa à la porte de « notre petite famille ». Il leur demanda de l’eau et la famille lui en offrit avec grand plaisir.

Le compagnon apporta de l’eau à l’Emir qui fut très heureux de s’être désaltéré. Il demanda alors à son compagnon quelle était cette famille qui lui avait offert de leur eau pour qu’il puisse les remercier.

Le compagnon lui répondit que c’était la famille d’untel (Le père de famille était connu pour sa piété). L’émir demanda alors à ce qu’on le conduise jusqu’à lui afin qu’il puisse le remercier.

Arrivé sur les lieux, la famille lui expliqua qu’il était parti effectuer son pèlerinage et à ces mots, l’émir dit :

« En l’absence de notre frère, nous avons le devoir de nous occuper de sa famille » et il sortit une énorme bourse remplie de pièces d’or qu’il leur offrit. Puis il se tourna vers la multitude de compagnons qui l’accompagnaient et leur dit : « que celui qui m’aime fasse comme moi »

C’est ainsi que la maison de cette famille fut remplie de pièces d’or et d’argent.

Tout le monde sautait de joie … sauf la petite fille qui sanglotait …

L’émir la vit pleurer et lui demanda pourquoi.

Elle lui répondit :

« Un homme nous a regardé … et nous sommes riches … que dire du Regard de Dieu ? »

 

Regardons soubhan Allah comment Dieu le Très Haut s’occupe de celui qui place sa confiance en Lui, et regardons comment a réagi la petite fille, et comment elle a comparé la générosité d’un homme, et les immenses récompenses que Dieu le Très Haut nous promet, ici-bas et dans l'au-delà, pour notre obéissance et notre adoration.

 

Puissions-nous en tirer les bons enseignements…

Posté par Assya Hayati à 10:26 - - Permalien [#]
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Le papillon

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Un jour apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard, s'arrêta de longues heures à observer le papillon qui s'éfforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c'était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit. On aurait dit que le papillon avait fait tout ce qu'il pouvait et qu'il ne pouvait plus rien faire d'autre.

Alors, l'homme décida d'aider le papillon, il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdit; ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine. L'homme continua à observer pensant que d'un moment à l'autre les ailes du papillon s'ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu'il prenne son envol.

Il n'en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l'homme, avec son geste de gentillesse et son intention d'aider, ne comprenait pas, c'est que le passage par le trou étroit de cocon était l'effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler.

C'était le moule à travers lequel Dieu (Exalté Soit-Il) le faisait passer pour grandir et se développer. Parfois l'éffort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.
Si Dieu (Exalté Soit-Il) nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d'obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler ...

Posté par Assya Hayati à 10:23 - - Permalien [#]
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Fais ta prière avant qu'il ne soit trop tard...

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Ses joues étaient creuses et flasques et elle avait la peau sur les os. Mais cela ne l'empêchait surtout pas de réciter le Coran.

Toujours à veiller dans la salle de prière que Papa avait aménagé pour elle. Se baissant, se prosternant et levant les bras dans la prière. Elle était toujours comme ça, de l'aube au crépuscule et vice versa, elle ne connaissait pas l'ennui.

Quant à moi, j'étais une fana des revues de mode et des romans. J'adorais tellement les vidéos que mes fréquents voyages au magasin de location étaient devenu mon signe de reconnaissance. Comme ils disent, quand quelque chose commence à devenir une habitude, ça te colle à la peau comme une étiquette. Je négligeais mes responsabilités et la paresse résumait mes prières.

Une nuit, je venais tout juste d'éteindre le magnétoscope après avoir passé trois heures d'affilé devant la télé que l'appel du Muaddhin transperçait la calme nuit. Je me suis tranquillement blottie sous la couverture. J'ai entendue sa voix qui venait de la salle de prière.

- " Oui Noorah, tu as besoin de quelque chose? " ai- je dit. Elle réduit à néant mes plans.
- " Tu ne te couche pas avant d'avoir prié Fajr ! " Ahh... il reste encore une heure avant Fajr, ce n'est que le premier Adhaan ! Elle m'a appelé auprès d'elle avec ses gentils pincements.

Elle était toujours comme ça, même avant que la terrible maladie ne vienne lui embrumer l'esprit et ne la cloue au lit.

- " Hanan viens t'asseoir près de moi. " Je ne pouvais rien lui refuser, elle était si pure et sincère.
- " Oui Noorah ? "
- " Assois-toi ici s'il te plaît. "
- " OK, je m'assoies. Qu'est-ce qu'il y a ? "

Avec la plus belle des voix monocordes, elle commença à réciter:

{ Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au Jour de la Résurrection que vous recevrez votre entière rétribution... } [ Sourate 3 - Verset 185 ]

Elle s'arrêta pensive. Puis, elle demanda :

- " Est-ce que tu crois en la mort ? "
- " Bien sûr que j'y croie. "
- " Est-ce que tu crois que tu devras rendre compte du moindre de tes actes, peu importe leurs tailles ? "
- " Bien sûr, mais Allah est Pardonneur et Miséricordieux et j'ai une longue vie devant moi. "
- " Arrête Hanan ...N’as-tu pas peur de la mort et de son imprévisibilité ? Prends le cas de Hind. Elle était plus jeune que toi mais elle est morte dans un accident de voiture. La même chose pour un tel, et un tel. La mort n'a cure de l'âge et l'âge ne saurait être un indicateur de quand tu mourra. "

L'obscurité de la chambre me remplit de terreur.

- " J'ai peur du noir et maintenant tu me fais avoir peur de la mort, je ne pourrais plus dormir maintenant. Noorah, je pensais que tu avais promis de passer les prochaines vacances d'été avec nous. "

Impact. Sa voie s'est brisée et son cœur a frémi.

- " Il se peut que je fasse un long voyage cette année Hanan, mais autre part. Je dis bien peut-être. Nos vies à tous sont entre les mains d'Allah et c'est à Lui que nous appartenons. "

Mes yeux s'embuèrent et des larmes coulèrent sur mes joues. Je pensais à la terrible maladie de ma sœur et à comment les docteurs avaient annoncé en privé à mon père qu'il n'y avait que très peu d'espoir que Noorah survive à la maladie. Mais, à elle, on n'avait rien dit. Qui l'avait mise sur la voie ? Ou était-ce seulement qu'elle pouvait pressentir la vérité.

- "A quoi penses-tu Hanan ? " Sa voix était tranchante.
- "Penses-tu que je dis cela seulement parce que je suis malade ? Uh - uh. En fait, il se peut très bien que je vive plus longtemps que la plupart des gens qui ne sont pas malades. "
- "Et toi Hanan, combien de temps vas-tu vivre ? Vingt ans, peut-être ? Quarante ? Et ensuite ? " A travers l'obscurité elle chercha ma main et la serra doucement.
- "Il n'y a aucune différence entre nous; nous allons toutes quitter ce monde pour vivre au paradis ou agoniser en Enfer. Ecoutes les paroles d'Allah ":

{ ... Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au paradis, a certes réussi. Et la vie présente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse. } [ Sourate 3 - Verset 185 ]

Je quittais la chambre de ma sœur l'esprit embrumé, ses paroles sonnaient toujours dans ma tête :
- " Qu'Allah te guide Hanan - n'oublie pas tes prières. "

08h00 du matin. Des coups à ma porte. Je ne me réveille pas d'habitude à cette heure. Pleurs. Confusion. O Allah, que c'est-il passé ?

La condition de Noorah s'était aggravée après Fajr, ils l'ont immédiatement conduite à l'hôpital... Inna lillahi wa inna ilayhi raji'oun. Il n'y aura pas de voyage cet été.

C'était écrit que je passerais l'été à la maison. Après une éternité...

Il était une heure de l'après-midi. Maman appela l'hôpital.

- " Oui. Vous pouvez venir la voir maintenant. " La voix de papa avait changée, maman pouvait déceler que quelque chose de fatal était arrivé.

Nous sommes partis tout de suite. Où était passée cette avenue que j'avais l'habitude d'emprunter et que je trouvais si courte ? Pourquoi était elle si longue maintenant, si interminable. Où étaient passées cette chère foule et cette circulation qui me faisaient tourner de la tête à droite et à gauche. Tout le monde, éloignez-vous de notre chemin. Maman secouait la tête dans ses mains en pleurant et faisait des dua'a pour sa Noorah.

Nous sommes arrivés devant l'entrée principale de l'hôpital. Un homme était entrain de geindre, un autre avait fait un accident et l’œil d'un troisième était figé, impossible de dire s'il était vivant ou mort. Nous avons monté les escaliers qui menaient à la chambre de Noorah 4 à 4.

Elle était aux soins intensifs. L'infirmière s'est approchée de nous.

- " Laissez-moi vous emmener vers elle. " Alors que nous traversions le couloir, l'infirmière en a profité pour nous dire à quel point Noorah était gentille. Elle a quelque peu rassuré maman en lui disant que la condition de Noorah s'était améliorée par rapport au matin.

- " Désolée. Pas plus d'un visiteur à la fois. " On était à l'unité des soins intensifs.

A travers la petite fenêtre de la porte et derrière une foule de blouses blanches, je tombais enfin sur les yeux de ma soeur. Maman se tenait à ses côtés. Après deux minutes, maman est sortie incapable de retenir ses larmes.

- " Tu peux entrer et lui dire Salam à condition de ne pas lui parler trop longtemps, " m'ont-ils dit. " Deux minutes devraient suffire. "
- " Comment ça va Noorah ? Tu allais bien hier ma sœur, que s'est-il passé ? " Nous nous sommes tenues les mains, elle les serra faiblement.
- " Même maintenant, Alhamdulillah, je vais bien. "
- " Alhamdulillah...mais...tes mains sont tellement froides. " Je me suis assise à côté d'elle sur le lit et j'ai posé mes doigts sur ses genoux. Elle les repoussa.
- " Excuse-moi... est-ce que je t'ai fait mal ? "
- " Non, c'est juste que je pensais aux paroles d'Allah. "

{ et qu'il [l'agonisant] est convaincu que c'est la séparation (la mort), et que la jambe s'enlace à la jambe, c'est vers ton Seigneur, ce jour-là que tu seras conduit. } [ Sourate 75 - Versets 28 - 30 ]

- " Hanan, prie pour moi. Je vais très bientôt peut-être vivre mon premier jour dans l'au-delà. C'est un long voyage et je n'ai pas préparé assez de bonnes actions dans ma valise. "

A ces mots, une larme s'échappa de mon œil et perla sur ma joue. J'ai pleuré et elle aussi. La chambre avait disparu derrière la brume de nos larmes pour ne laisser place qu'à nous deux - deux sœurs en larmes. Des ruisseaux de larmes s'écoulèrent et s'écrasèrent sur la main de ma sœur que je tenais à deux mains.

Maintenant, papa s'inquiétait beaucoup plus pour moi. Je n'avais jamais autant pleuré de ma vie. A la maison et dans ma chambre, je contemplais le soleil cheminer en cette triste journée. Le silence s'était emparé des couloirs. Un cousin est entré dans ma chambre, un autre. Les visiteurs étaient nombreux et toutes les voix qui venaient d'en bas s'emmêlaient. Seule une chose restait clairement perceptible... Noorah était morte ! J'ai arrêté de faire attention à qui venait et qui partait. Je ne pouvais me rappeler ce qu'ils avaient dit. O Allah, où étais-je ? Que se passait-il ? Je ne pouvais même plus pleurer.

Plus tard cette semaine, ils m'ont dit ce qui s'était passé. Papa avait prit ma main pour dire un dernier au revoir à ma sœur et j'avais embrassé Noorah sur la tête. Je ne me souviens pourtant que d'une seule chose, en la voyant ainsi étalée sur ce lit, ce même lit sur lequel elle allait mourir. Je me suis souvenue du verset qu'elle avait récité :

{ et que la jambe s'enlace à la jambe }

et je ne savais que trop bien la vérité de ce verset :

{ Ce jour le retour sera vers vôtre Seigneur (Allah) ! }

Cette nuit-là, je me suis introduite dans sa salle de prière sur la pointe des pieds. Regardant les meubles immobiles et les miroirs muets, je chérissais celle qui avait partagé avec moi le ventre de ma mère.

Noorah était ma sœur jumelle. Je me souvenais de celle avec qui j'avais partagé des peines. Qui avait ensoleillé mes journées pluvieuses. Je me souvenais de celle qui priait pour ma guidée et qui avait versé tant de larmes pendant tant de longues nuits en me parlant de la mort et des comptes à rendre. Qu'Allah nous protège tous. Cette nuit est la première nuit que Noorah va passer dans sa tombe. Ô Allah, fait lui miséricorde et illumine sa tombe.

Ça c'était son Coran, ça son tapis de prière et ça c'était sa robe rose dont elle disait cacher jusqu'à son mariage, la robe qu'elle voulait garder juste pour son mari. Je me rappelais ma sœur et je pleurais toutes les journées que j'avais perdues. Je priais Allah de me faire miséricorde, d'accepter mes actions et de me pardonner. Je priais Allah de la garder constante dans sa tombe comme elle aimait souvent à le dire dans ses supplications.

A cet instant, je me suis arrêtée. Je me demandais : et si c'était moi qui étais morte ? Où est-ce que je serais ? La peur m'étreint et mes larmes reprirent de plus belle.

Allahu Akbar, Allahu Akbar... Le premier Adhaan s'éleva doucement de la mosquée, il était si beau cette fois-ci.

Je me sentais calme et sereine alors que je répétais l'appel du Muadhin. J'entourais mes épaules d'un châle et je me levais pour prier Fajr. J'ai prié comme si c'était ma dernière prière, une prière d'adieu, juste comme Noorah avait fait hier. Ça avait été son dernier Fajr. Maintenant et incha' Allah pour le restant de ma vie, si je me réveille au matin je n'espérerai pas être vivante le soir venu, et la nuit venue je n’espérerai pas être vivante le matin venu.

Nous ferons tous le même voyage que Noorah. Qu'avons- nous préparé pour cela ? ...

"allahouma a'ini 'ala dhikrika wa choukrika wa hosni 'ibadatika"
"O Allah ! aide-moi pour que je me souvienne de Toi et que je T'exprime ma reconnaissance pour que je t'adore de la meilleure des façon"

Médite bien sur ce récit et retire en ce qui pourra te servir pour cette vie d'ici-bas et surtout pour l'au-delà.

Qu'Allah déverse sur nous, ainsi que sur tous nos frères et sœurs, Sa miséricorde et nous accorde Ses bienfaits et Son pardon. Amine

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Ana wa Akhi (en arabe)

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ICI:

http://oummi-raconte.fr/wp-content/uploads/2015/05/ana-wa-akhi.pdf

 

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divers-6

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coran-10

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coran-lanterne

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